Publié le 5 octobre 2026 par Raphaël Ralaikoa.
La question du prix est la première que posent les avocats, et la plus difficile à traiter honnêtement. Deux devis peuvent différer du simple au triple sans que l’on sache de quoi l’on parle. Cet article explique ce qui fait varier le coût d’un site de cabinet, et surtout ce qui fait la différence une fois le site en ligne.
Il ne donne pas de tarif. Un chiffre isolé ne veut rien dire tant que l’on ne sait pas ce qu’il comprend. Chez Connexa, chaque projet fait l’objet d’un devis après un premier échange.
Ce qui fait varier le coût
- Le nombre de pages. Une page d’accueil seule, un site avec une page par matière, ou un site avec une page par matière et par ville ne demandent pas le même travail.
- Les textes. Les rédiger à partir d’un entretien prend du temps. Reprendre tels quels ceux que vous fournissez en prend moins.
- L’identité visuelle. Un logo et des couleurs existants se reprennent. Sinon, il faut les construire.
- La prise de rendez-vous et les outils : agenda en ligne, formulaire, numéro cliquable.
- Le référencement. Une fiche Google travaillée et des pages pensées pour les recherches de vos clients sont un travail à part entière.
- La reprise d’un site existant : redirections, anciens contenus, conservation de ce qui fonctionne.
Les coûts qui reviennent chaque année
Un site n’est pas un achat unique. Le nom de domaine se renouvelle chaque année. L’hébergement se paie à l’année ou au mois. Vient ensuite l’entretien : mises à jour techniques, corrections, ajouts de pages, suivi de votre place sur Google. Un bon devis dit lequel de ces postes est inclus, pour combien de temps, et lequel ne l’est pas.
Ce qui fait vraiment la différence
Le prix compte moins que cinq choses, que l’on peut vérifier avant de signer.
- 01Le texte. Un site dit à un inconnu, en quelques secondes, qui vous êtes, ce que vous traitez et pour qui. Des phrases génériques ne le font pas. Des textes écrits à partir de votre pratique, si.
- 02L’affichage sur téléphone. Beaucoup de personnes cherchent un avocat sur leur téléphone. Une page lente ou illisible fait partir le visiteur avant qu’il ait lu une ligne.
- 03Une page par matière. Quelqu’un qui cherche un avocat pour une rupture de contrat de travail ne cherche pas « un cabinet ». Une page dédiée répond à sa question, et c’est elle que Google peut proposer.
- 04La conformité. Un site d’avocat doit respecter l’article 10 du règlement intérieur national : mentions d’identification, nom de domaine, information de l’Ordre. Un prestataire qui les ignore vous expose à un retour de votre Ordre.
- 05La propriété. Le site et le nom de domaine doivent être à vous, sans abonnement caché pour les garder.
Les pièges à éviter
- Un modèle de site identique à des dizaines d’autres, dont seuls le nom et les couleurs changent.
- Un nom de domaine déposé au nom du prestataire. Si vous changez de prestataire, vous perdez l’adresse.
- Un engagement long sans contenu précisé : on vous facture un « suivi » dont personne ne sait ce qu’il contient.
- Une promesse de première place sur Google. Aucun prestataire honnête ne peut la faire : Google décide, et ses résultats changent.
- L’absence de devis écrit, ou un devis qui ne dit pas combien d’allers-retours sont compris.
Les questions à poser avant de signer
- 01Qui écrit les textes, et combien de relectures sont comprises ?
- 02Combien de pages, et lesquelles ?
- 03Qui possède le site, le nom de domaine et l’hébergement ?
- 04Que comprend le suivi mensuel, et quelle est sa durée minimale ?
- 05Que prévoit le devis pour informer mon Ordre de l’ouverture du site ?
- 06Quels chiffres recevrai-je pour juger du résultat, et à quel rythme ?
Comment lire un devis
Un devis utile se lit comme une liste de livrables. Chaque ligne dit ce que vous recevez : le nombre de pages, les textes rédigés ou repris, la fiche Google, la prise de rendez-vous, le nombre d’allers-retours sur la maquette, la date de mise en ligne. Si une ligne dit seulement « création de site », demandez ce qu’elle contient. Un devis précis protège les deux parties : vous savez ce que vous achetez, et le prestataire sait ce qu’il doit livrer.
Comment procède Connexa
Après un premier échange, Connexa vous montre un aperçu de votre page d’accueil, à vos couleurs et à votre nom. Si le projet vous convient, un devis est établi : il fixe le contenu, le nombre d’allers-retours, le prix et le calendrier. La moitié du prix est réglée à la commande, le solde à la mise en ligne. Les droits sur le site passent à vous au paiement complet. Le détail figure dans les conditions générales de vente.
Questions fréquentes
Un modèle de site à bas prix suffit-il pour un cabinet ?
Cela dépend de ce que vous attendez du site. Un modèle peut présenter un cabinet. Il aide moins à se faire trouver sur vos matières et dans votre ville, car ses textes sont les mêmes que ceux de nombreux autres cabinets.
Dois-je payer chaque année après la mise en ligne ?
Oui, au moins le nom de domaine et l’hébergement. Le suivi et le référencement sont des abonnements séparés, qui figurent dans le devis avec leur durée minimale.
Le prix inclut-il les textes ?
Cela doit être écrit dans le devis. Demandez qui rédige, combien de pages, et combien de relectures sont comprises.
Comment comparer deux devis ?
Comparez le contenu : nombre de pages, qui écrit les textes, ce qui est prévu pour le référencement, qui possède le site et le nom de domaine, et ce qui se passe après la mise en ligne.
Un premier appel
Un premier appel au téléphone, en partage d’écran, sans engagement : nous regardons ensemble votre site actuel, ce que Google montre pour votre cabinet, et ce qu’un devis devrait contenir pour vous.