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Ce qu’un avocat a le droit de mettre sur son site

Publié le 5 octobre 2026 par Raphaël Ralaikoa.

Les avocats peuvent communiquer largement, y compris en ligne. Mais la liberté a des limites, fixées par l’article 10 du règlement intérieur national de la profession d’avocat (RIN). Cet article reprend, point par point, ce qu’il permet, ce qu’il impose et ce qu’il interdit sur un site de cabinet.

Il s’appuie sur la rédaction adoptée par le Conseil national des barreaux le 3 avril 2020. Les textes évoluent : vérifiez la version en vigueur auprès du Conseil national des barreaux ou de votre Ordre, qui reste votre interlocuteur en cas de doute.

Ce que le site doit permettre

Dans toute communication, l’avocat fait état de sa qualité et permet de l’identifier, de le localiser, de le joindre, de connaître le barreau auquel il est inscrit, la structure d’exercice à laquelle il appartient et, le cas échéant, le réseau dont il est membre (article 10.2). Concrètement : votre nom, l’adresse du cabinet, un téléphone, votre barreau, votre structure d’exercice.

Ce que vous pouvez mettre

Ce que vous devez faire

Ce qui est interdit

Source : Conseil national des barreaux, décision à caractère normatif n° 2019-005 portant modification de l’article 10 du RIN, assemblée générale du 3 avril 2020 (cnb.avocat.fr).

Ce que la loi impose en plus

Au-delà du RIN, tout site professionnel doit afficher des mentions légales (éditeur, hébergeur, numéro d’immatriculation) en application de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique. Dès que le site collecte des données personnelles, par exemple avec un formulaire, il doit aussi expliquer ce traitement. Le Barreau de Paris rappelle de plus que les coordonnées du médiateur de la consommation de la profession doivent figurer sur le site.

Source : Barreau de Paris, fiche pratique sur le site internet de l’avocat (numerique.avocatparis.org). Pour une liste de vérification en huit points, voir notre guide sur la déontologie du site d’avocat.

Comment s’y prendre en pratique

  1. 01Rédigez les textes en partant de ce que vous faites réellement, matière par matière, sans comparaison avec d’autres cabinets.
  2. 02Choisissez un nom de domaine qui comporte votre nom ou celui du cabinet.
  3. 03Vérifiez que votre nom, votre adresse, votre téléphone, votre barreau et votre structure d’exercice sont visibles.
  4. 04Relisez chaque lien sortant du site, et notez la date de la dernière vérification.
  5. 05Informez votre Ordre de l’ouverture du site et de son nom de domaine, avant ou dès la mise en ligne.

Questions fréquentes

Puis-je afficher mes tarifs sur mon site ?

L’article 10 du RIN ne traite pas expressément de l’affichage des tarifs. L’information doit en tout cas rester sincère. La sollicitation personnalisée, elle, doit préciser comment le coût de la prestation est déterminé, et la prestation donne lieu à une convention d’honoraires.

Puis-je tenir un blog ou publier des articles ?

Oui. L’avocat qui participe à un blog ou à un réseau social en ligne doit respecter les principes essentiels de la profession, notamment le secret professionnel et la loyauté envers les confrères.

Puis-je citer un client, avec son accord ?

La prudence s’impose : l’existence même d’un dossier peut être couverte par le secret professionnel. Demandez l’avis du service de déontologie de votre Ordre avant toute mention de client.

Que se passe-t-il si mon site ne respecte pas ces règles ?

C’est à votre Ordre d’apprécier. Il peut vous demander de modifier le site. Un manquement répété peut avoir des suites disciplinaires. Le plus simple est de lui soumettre le site avant la mise en ligne.

Un premier appel

Si vous voulez regarder votre site avec ces règles en tête, un premier appel au téléphone, en partage d’écran, suffit pour repérer ce qui mérite d’être corrigé. Sans engagement.

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