Quand une personne cherche un avocat, elle regarde souvent un ou deux sites sur son téléphone avant d’appeler. Le site d’un cabinet a donc un travail précis : se faire trouver, se faire comprendre vite, et rendre le premier contact facile.
Ce dont un cabinet a besoin en ligne
- Une page d’accueil qui dit, sans défiler, qui vous êtes, dans quelles matières vous intervenez, où vous êtes et comment vous joindre.
- Une page par matière que vous traitez, écrite pour vos clients plutôt que pour vos confrères : le droit de la famille, le droit du travail, le droit pénal, chacun a ses questions et ses mots.
- Un numéro sur lequel on appuie pour appeler, et une demande de rendez-vous simple.
- Une fiche Google complète et cohérente avec le site, car beaucoup de recherches d’avocat aboutissent d’abord à cette fiche.
- Un affichage rapide et lisible sur téléphone.
Ce que les règles de la profession permettent et interdisent
La communication des avocats est encadrée par l’article 10 du Règlement intérieur national de la profession d’avocat (RIN). Voici les points qui concernent un site, d’après la rédaction adoptée par le Conseil national des barreaux le 3 avril 2020 (à vérifier sur la version en vigueur) :
Ce qui est permis
- La publicité et la sollicitation personnalisée, si elles donnent une information sincère sur les services proposés et respectent les principes essentiels de la profession (article 10.3).
- La mention de vos domaines d’activités dominantes, au maximum trois, à condition qu’ils résultent d’une pratique effective et habituelle (article 10.2).
- La mention de titres obtenus régulièrement et non invalidés (article 10.2).
Ce qui est obligatoire
- Permettre de vous identifier, de vous localiser, de vous joindre, et de connaître votre barreau, votre structure d’exercice et, le cas échéant, votre réseau (article 10.2).
- Informer le conseil de l’Ordre, sans délai, de l’ouverture du site ou de sa modification substantielle, et lui communiquer les noms de domaine (article 10.5).
- Transmettre sans délai au conseil de l’Ordre les termes d’une communication sur vos domaines d’activités ou vos titres (article 10.2).
Ce qui est interdit
- Toute publicité mensongère ou trompeuse, et toute mention comparative ou dénigrante (article 10.2).
- Toute mention donnant l’apparence d’une structure d’exercice inexistante ou d’une qualification non reconnue (article 10.2).
- Un nom de domaine qui ne comporte pas votre nom ou la dénomination du cabinet, ou qui évoque de façon générique le titre d’avocat ou un domaine du droit (article 10.5).
- Des encarts ou bannières publicitaires autres que ceux de la profession, et des liens vers des sites contraires aux principes de la profession (article 10.5).
Source : Conseil national des barreaux, décision à caractère normatif n° 2019-005 portant modification de l’article 10 du RIN, assemblée générale du 3 avril 2020 (cnb.avocat.fr). Pour une explication pas à pas, voir notre guide sur la déontologie du site d’avocat.
Ce que fait Connexa
- Un aperçu de votre page d’accueil, à vos couleurs et à votre nom, avant tout engagement.
- Un site sur mesure, avec une page par matière et par ville où vous exercez.
- Les textes rédigés à partir d’un entretien, que vous relisez et validez.
- Votre fiche Google travaillée en même temps que le site.
- Une relecture du site au regard de l’article 10 du RIN, et les informations pour votre déclaration à l’Ordre.
- Chaque mois, vos positions, vos visites et vos appels, puis un mail court le vendredi.
Chaque projet fait l’objet d’un devis après un premier échange.
Questions fréquentes
Dois-je écrire mes textes ?
Non. Un entretien suffit. Nous rédigeons à partir de ce que vous nous dites, vous relisez, vous corrigez et vous validez chaque page.
Faut-il prévenir mon Ordre ?
Oui. D’après l’article 10.5 du RIN, l’avocat qui ouvre un site ou le modifie substantiellement en informe le conseil de l’Ordre sans délai et lui communique les noms de domaine. Cette démarche est la vôtre. Nous vous remettons les informations nécessaires.
Mon site sera-t-il conforme à la déontologie ?
Nous relisons le site au regard de l’article 10 du RIN avant la mise en ligne et nous vous signalons ce qui pose question. Vous restez responsable de votre communication, et votre Ordre reste l’interlocuteur en cas de doute.
Le site et le nom de domaine m’appartiennent-ils ?
Oui. Les droits sur le site passent à vous au paiement complet, et le nom de domaine est pris à votre nom chaque fois que c’est possible.
Pouvez-vous reprendre mon site actuel ?
Oui. Nous partons de ce qui existe, nous gardons ce qui fonctionne et nous refaisons le reste.